le sucre
Comprendre son rôle dans le corps
Depuis plusieurs années, le sucre est au cœur de nombreuses discussions en santé. Certaines personnes le considèrent comme essentiel à l’énergie, tandis que d’autres cherchent à l’éliminer complètement.
En réalité, le sujet est beaucoup plus nuancé.
Lorsqu’on pense au sucre, on imagine souvent les desserts, les pâtisseries ou les produits sucrés. Pourtant, le sucre est également présent dans plusieurs aliments perçus comme plus « santé », tels que les fruits, les grains, les produits céréaliers, les légumineuses et certains légumes riches en amidon.
Lors de la digestion, ces glucides sont transformés en glucose, une source d’énergie utilisée par les cellules du corps. Ainsi, même des aliments qui ne goûtent pas sucrés peuvent avoir un impact sur la glycémie.
Le corps possède également des mécanismes naturels lui permettant de maintenir une glycémie relativement stable entre les repas. Le foie peut notamment produire du glucose à partir d’autres substrats, comme certains acides aminés et composés issus des graisses. Ce processus physiologique, appelé néoglucogenèse, contribue à l’équilibre énergétique de l’organisme.
Dans le contexte de l’alimentation moderne, le défi ne vient pas uniquement de la présence du sucre, mais souvent de sa fréquence de consommation, de sa quantité et de la qualité globale de l’alimentation.
Où se cache le sucre aujourd’hui ?
Quand on pense au sucre, on imagine souvent les pâtisseries, les friandises ou les boissons sucrées. Pourtant, le sucre est présent dans une grande variété d’aliments du quotidien.
Il peut se retrouver sous différentes appellations dans les listes d’ingrédients : glucose, fructose, sirop de maïs, maltodextrine, dextrose ou amidons transformés.
Au-delà des sucres ajoutés, plusieurs aliments riches en glucides contribuent également à l’apport glycémique global : pains, pâtes, céréales, jus, smoothies, riz, légumineuses, fruits consommés en grande quantité ou certains légumes riches en amidon.
Chaque personne possède une tolérance différente aux glucides et au sucre. Chez certaines personnes présentant une digestion plus sensible, des fluctuations d’énergie, de la fatigue ou des inconforts digestifs, une alimentation très riche en sucres ou en glucides rapidement assimilables peut parfois être moins bien tolérée.
Dans mon approche, l’objectif n’est pas de diaboliser un aliment, mais plutôt d’observer comment le corps réagit et de chercher un équilibre adapté à la réalité de chaque personne.
Comment réduire sa consommation de sucre ?
Réduire le sucre ne repose pas uniquement sur la volonté. Bien souvent, une alimentation plus nourrissante et plus équilibrée aide naturellement à diminuer les envies de sucre.
Une bonne base consiste à :
• inclure suffisamment de protéines,
• ajouter des graisses de qualité,
• privilégier des aliments peu transformés,
• soutenir la stabilité glycémique à travers des repas plus complets et satisfaisants.
Dans une approche inspirée du GAPS, on suggère qu’un l’environnement intestinal peut influencer les préférences alimentaires et les envies de sucre. Une alimentation très riche en produits sucrés et ultra-transformés peut favoriser un déséquilibre du microbiote chez certaines personnes, alors qu’une alimentation plus nourrissante, riche en protéines de qualité, en bonnes graisses et en aliments peu transformés, peut contribuer à soutenir une flore intestinale plus diversifiée et favorable.
L’objectif n’est donc pas uniquement de retirer le sucre, mais aussi de nourrir le corps de façon plus complète et soutenante.
Chez certaines personnes, les envies fréquentes de sucre peuvent aussi être associées à une fatigue importante, à des habitudes alimentaires irrégulières ou à une alimentation insuffisamment nourrissante.
C’est pourquoi une approche progressive et personnalisée demeure souvent plus durable qu’une restriction excessive.
Et si les envies de sucre étaient un signal ?
Les envies de sucre ne sont pas nécessairement un manque de volonté.
Elles peuvent parfois être une invitation à observer certains déséquilibres dans l’alimentation, le rythme de vie ou les habitudes quotidiennes.
Apprendre à mieux comprendre les signaux du corps, à stabiliser ses repas et à nourrir l’organisme de façon plus soutenante permet souvent de développer une relation plus apaisée avec le sucre et l’alimentation.
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Claudiane Turcot Sutton
Naturopathe et praticienne GAPS
⚠️
Les informations de cet article sont à titre éducatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Si vous avez une condition médicale (diabète, troubles métaboliques ou toute autre pathologie liée au sucre), consultez votre médecin ou un professionnel qualifié avant d’apporter des changements alimentaires.
Ressources & références
1.Impact of sugar on the body, brain, and behavior – revue PubMed.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29772560/
2.Rôle du foie et néoglucogenèse – Université Toulouse III.
3.Santé Le Figaro. Comment le foie régule la glycémie. https://sante.lefigaro.fr/article/comment-le-foie-regule-la-glycemie
4.Québec – On ne peut pas vivre sans sucre ? Faux. Scientifique en chef du Québec.
5.Lin & Accili. Molecular Pathophysiology of Hepatic Glucose Production. Frontiers in Physiology / PubMed. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4674831/
6.Campbell-McBride N. The GAPS Diet: Gut and Psychology Syndrome. (2004). Londres : Medinform Publishing.
